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La vie est un apprentissage qui se constitue sur les expériences : « je me suis construit sur mon passé, tout ce que je suis (personnalité) émane et émerge de mon histoire ».
La faculté de conscience (fait de représenter et de réaliser une chose) signifie alors d’être capable d’identifier et de reconnaître un événement du passé et de le relier à un événement du présent afin d’agir et d’évoluer.
Accepter l’ombre, c’est accueillir les représentations et croyances pour les comprendre en tant qu’ayant participé à sa propre construction psychique et ayant déterminé certains choix dont les effets persistent dans la vie de l’adulte.
Pour (se) reconnaître (dans) son passé, il est alors essentiel de procéder à une analyse authentique de son histoire et de ses motivations.
Accepter le passé permet de lui rendre sa place d’accompli, d’achevé, d’expérimenté et de considérer l’ombre en tant que représentation essentielle du vécu des frustrations et des peurs passées.
L’ombre est l’inachevé du passé, c’est donc la définition des rôles et la compréhension des motifs et des objets environnants l’ayant créée qui permettent de la déposer dans le domaines du fini et du limité.
La volonté de résoudre le conflit psychique est une ambition dépassant la présence du masque qui, en tant que mécanisme de défense, disparaît spontanément à la compréhension des significations inconscientes.
La chute du masque marque ainsi la résolution de l’espace conflictuel en faisant entrevoir le domaine de l’ombre duquel les charges affectives se libèrent de leurs attachements (refoulement).




















