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Chaque situation de la vie quotidienne représente un modèle conceptuel (représentatif) dynamique.
L’interprétation de chaque circonstance existentielle appartient à l’individu qui dévoile le paysage du monde conscient de ses représentations par ses projections.
La projection en miroir est une description en concordance avec le ressenti subjectif en tant qu’affirmation de sa responsabilité : « je suis immature car ça m’amuse de me moquer de sa coiffure ».
La logique conceptuelle de sa conscience accompagne et soutient ses perceptions, elle saisit les conditions de satisfaction de ses besoins fondamentaux ainsi que l’ensemble des représentations de sa vie psychique (affective, sociale, corporelle) qui se réalisent dans l’ici et maintenant.
La projection complémentaire est un accord des perception de l’environnement vues au travers du registre émotionnel et représentatif subjectif : « d’accord, je suis immature mais c’est parce que sa coiffure prête à des moqueries ».
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L’absence ou la négation d’une responsabilité (attribuée à l’autre) décrit l’existence d’une part non assumée, dissimulée par le masque.
La projection défensive est un mécanisme de défense qui attribue les caractéristiques propres aux autres sans les reconnaître comme siennes : « c’est lui qui est immature, il se coiffe volontairement comme cela pour que je me moque ».
L’objet pulsionnel intolérable ou inavouable est séparé de soi et rejeté sur autrui.
Ce mécanisme évite le malaise émotionnel et permet une certaine libération mais ne permet pas de progresser sur le chemin de la connaissance et de l’acceptation de soi car la raison d’être de cette projection est justement d’éviter d’être conscient des conflits intérieurs et de sa responsabilité.
Définir (cerner) la partie déniée de la conscience permet de réintégrer l’affect (sentiment) rejeté.
La modalité projective énonce la responsabilité (implication) et désigne des éléments contextuels (causes).
L’absence d’une affirmation de responsabilité révèle un défaut de discernement des raisons symboliques, une difficulté narcissique, une indifférence marquée ou une carence affective.
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La focalisation est la sélectivité subjective de la pensée, elle est courante car la vie permet toute une gamme d’interprétations possibles.
La rumination est une obtusion (fermeture) de la pensée se manifestant par la focalisation (obnubilation) sur une seule idée ou perception rétrécissant à une thématique unique les multiples sens d’une situation (l’obnubilation peut être considérée comme un mécanisme défensif de la conscience).
En raison de la présence d’un masque filtrant et d’un égo rigide et sélectif, déverrouiller une focalisation de la conscience uniquement par la réflexion (discernement) du raisonnement (fonction symbolique) et par l’expression de la divergence des perceptions (altérité) ne s’opère pas forcément.
L’objet réel du désir refoulé par la personnalité n’est ni situé par le discernement, ni reconnu par le masque, ni verbalisé par l’égo.
Seule la réduction de la voracité émotionnelle peut lever la paralysie perceptuelle de la fonction symbolique.
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Si des images obsédantes subsistent au sein de la conscience, elles doivent être projetées sur le tableau du mur des pensées décrépies : « je regarde l’objet de ma peur, même si je l’ai oublié » pour être questionnées : « j’ai été créé par le monde qui m’entoure mais je créé également le monde qui m’entoure alors, qu’est-ce qui, dans mon évolution, m’a conduit à élaborer des procédés de dissimulation et de défense pour me protéger de l’angoisse d’exister en tant que moi-même ? ».
L’émotion et ses significations doivent être sollicitées simultanément pour élargir les perceptions et appeler le discernement.
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La (re)connexion du lien entre les sensations corporelles, la charge émotionnelle et la capacité de la conscience de symboliser les émotions en pensées, mobilise le complexe corps-émotion-pensée par la projection : « je dépasse l’émotion pour porter un regard distancié sur le sens de ma réalité ».
Lorsque les émotions ne sont pas libérées ou ajustées à un contexte réel, elles sont retournées sur soi et inscrites dans le corps pour étouffer des pensées, des croyances ou des sentiments de frustration et d’incapacité par « la peur du rejet affectif, la colère de l’accusation et la tristesse de l’effondrement ».
La somatisation définit ainsi l’échec de la fonction émotionnelle par le défaut de sa projection.
Les représentations émotionnelles et symboliques peuvent être comprises par le discernement et la logique de l’interprétation et de l'intuition pour s’inscrire dans le schéma obsessionnel sous la forme du questionnement : « lorsque j’accuse mon corps (méprisé) d’être la source de ma souffrance, où est-ce que je situe la tristesse du rejet, la peur de la perte ou la colère de la frustration ? ».




















